En France, 40 % des ascenseurs ont plus de 25 ans, et un quart dépasse les 40 ans d’âge. Pendant ce temps, le pays reste l’un des moins bien équipés d’Europe : 9 appareils pour 1 000 habitants, contre 22 en Espagne. Face au vieillissement du parc et à la montée des exigences d’accessibilité, la réhabilitation du bâti existant s’impose comme une réponse à la fois sociale et environnementale.
Un parc vieillissant, une demande qui se déplace vers la rénovation
Le recul de la construction neuve pèse sur le marché de l’ascenseur. La loi Climat et Résilience d’août 2021, qui impose de diviser par deux le rythme d’artificialisation des sols d’ici 2031, conjuguée à la hausse des coûts de matériaux, a réduit les permis de construire et, mécaniquement, les installations neuves. En 2024, la filière a vendu 11 100 appareils neufs, en hausse de 1 %, mais le marché de la modernisation a reculé de 10 %, à 235 millions d’euros, malgré des besoins urgents. Ce paradoxe fragilise des millions d’usagers, notamment les personnes à mobilité réduite et les seniors. C’est précisément dans ce contexte que des acteurs indépendants spécialisés comme SIETRAM & CO, ascensoriste-élévatoriste implanté en Île-de-France et en Normandie depuis 1992, jouent un rôle concret : concevoir sur mesure et installer des équipements de mobilité verticale adaptés au parc existant, qu’il s’agisse d’ascenseurs PMR, de monte-escaliers, de plateformes élévatrices ou d’élévateurs privatifs.
Accessibilité PMR : des obligations légales aux solutions concrètes
La loi du 11 février 2005 a posé le cadre : tout ERP accueillant un certain nombre de personnes doit être accessible. La norme EN81-70 précise les dimensions minimales d’une cabine accessible (1,10 m × 1,40 m, ouverture d’au moins 90 cm), avec des tolérances pour les bâtiments anciens. En pratique, des dérogations restent possibles dans l’existant, mais elles sont strictement encadrées. Sur le plan des aides, la situation a évolué en 2026 : le crédit d’impôt de 25 % pour l’installation d’équipements de mobilité (plafonné à 5 000 € pour une personne seule) n’est plus accessible pour les travaux engagés après le 31 décembre 2025. En revanche, MaPrimeAdapt’, entrée en vigueur en janvier 2024, reste disponible pour les propriétaires et locataires du parc privé, avec un plafond de travaux de 22 000 € HT. La modernisation des ascenseurs a par ailleurs été intégrée à MaPrimeRénov’, une avancée obtenue par la Fédération des Ascenseurs dans son Manifeste 2024.
Réhabiliter plutôt que construire : une logique écologique et sociale
Adapter un logement existant pour y installer un ascenseur privatif ou un monte-escalier, c’est aussi éviter une construction neuve énergivore et consommatrice de foncier. La génération du baby-boom entre massivement dans la tranche des 75 ans et plus entre 2025 et 2035, et la loi « Bien vieillir » de mars 2024 entend structurer l’offre d’adaptation des logements pour favoriser le maintien à domicile. Un ascenseur privatif représente un investissement pouvant avoisiner 25 000 € avant aides, mais peut contribuer à éviter un passage en EHPAD (dont le coût annuel est estimé à environ 24 000 €) tout en valorisant le bien immobilier jusqu’à 25 % à partir du 6ᵉ étage.
Adapter le bâti, c’est donc répondre simultanément à un enjeu d’inclusion, de confort de vie et de transition vers un urbanisme plus sobre. Une équation que les ascensoristes indépendants de proximité sont souvent les mieux placés pour résoudre, au cas par cas, dans le tissu bâti existant.